“Toute sociĂ©tĂ©, pour se maintenir et vivre...” - Maryline Médioni
L’étymologie du mot respect vient du
latin « respiciere » qui veut dire également
regarder.
Regarder quelqu’un, la vision que nous portons
sur l’Autre met en valeur ce qui va le faire apparaître.
Cependant tout regard est ambigu ; la personne que je
regarde est elle respectable ou pas ? On essaie de regarder l’Autre avec discernement ou tout
au moins avec une pre-compréhension de son être.
Pour Kant, le respect suppose que l’on se rapporte Ă
la personne comme fin et non comme moyen. Je ne
respecte pas cet Autre parce qu’il me plait, parce qu’il
a des qualités que j’apprécie, parce qu’il est de bonne
naissance mais et uniquement parce qu’il représente
l’humanité elle même. ![]()
La fin des Temps unit elle le Monde ? - Maryline Médioni
La fin des Temps a fait l’objet d’une moins ou plus
grande spéculation suivant les époques traversées
par l’humanité. Tout d’abord, pourquoi avoir
pensé : une fin des Temps ? L’Homme issu d’un
passé, vivant son présent, planifie son avenir et
donc, s’il conçoit un commencement à toute chose,
alors, inexorablement, il pense aussi que chaque chose
a une fin. Cette vision de la fin des Temps liée à la vie des hommes
a, au cours des siècles, créé un style de pensée collectif et
marque indéniablement la culture occidentale, orientale
aussi bien sur le plan social, matériel qu’intellectuel.
Elle éveille à la fois la peur et l’espoir, elle évoque les
guerres, la mort, le chaos mais promet aussi- l’homme
ne peut imaginer sa véritable fin. ![]()
Eilat n’est plus le monde du silence !
Le port d’Eilat est évoqué par Moïse dans le Deutéronome, puis sous Salomon. Ensuite sous les successeurs, dont Ozias (v. 800) qui restitue le port Ezyon Geber au roi de Juda. Puis le port passe aux Nabatéens : occupation romaine puis byzantine. Eilat prospère et devient le passage des caravanes Afrique/ Asie. Au VII au XII eme siècle, c’est la première conquête de Mahomet, suivie des Omeyyades de Damas, puis des Abbassides de Bagdad jusqu’à l’arrivée des Croisés. Au XII eme siècle, le port est repris par Saladin d’abord les Mameluks jusqu’en 1517, puis les Ottomans jusqu’à la Guerre de 1914/18. En 1917, le port passe sous mandat britannique. Un modeste détachement militaire y construit un camp rudimentaire. ![]()
Jérusalem est la Venise de D-ieu » Yehuda Amichaï - Maryline Médioni
En – 997 de l’ère civile, Le Roi David s’empare de
Jérusalem et y établit la capitale de son royaume. Il
veut abriter l’Arche d’alliance au sein d’un Temple,
mais D-ieu le lui interdit. En effet, un homme de
guerre ne peut pas édifier un temple de paix. Son
fils, Salomon, accomplira cette tâche au cours de son règne.
C ‘est en – 968 que le Roi Salomon construisit le Temple à
Jérusalem et sanctifia ainsi cette ville.
Depuis la destruction du Temple de Jérusalem et la dispersion
du peuple juif, le judaïsme a toujours évoqué dans ces
prières, un retour à Jérusalem. L’identité juive est restée liée
à Jérusalem à travers l’héritage biblique et historique qui a
continué à être transmis de générations en générations.
Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessa’h (pâque juive),
les mots « L’an prochain à Jérusalem » ![]()
La joie, élément vital par excellence ! - Maryline Médioni
La joie, d’après Baruch de Spinoza, (1632-
1677) est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection ». L’éthique,
telle qu’il la développe, n’est pas uniquement de
faire le bien, mais et surtout, de « se sentir bien ».
Il s’agit de passer d’un état d’anxiété à un état de béatitude
dont la racine latine « beatitudo » a le sens de : bonheur parfait.
Il est intéressant de souligner que la béatification chrétienne
est l’élévation d’un défunt au rang de « bienheureux »
juste avant sa canonisation. La joie pure au sens chrétien ne
peut donc s’éprouver, se vivre, que mort ; un « bien heureux » ne peut l’être que dans la mort. Une condition sine qua
non pour devenir un saint chrétien est d’être dans cet état de
joie permanente, de béatitude, fixée dans la mort. ![]()
Le suicide - Maryline Médioni
Selon la célèbre thèse de Durkheim, les catholiques se suicident moins que les protestants pour la bonne raison que l’Église catholique est une société plus intégrée que les autres groupes chrétiens; les Juifs se suicident moins que les catholiques en raison de leur attachement à leur communauté religieuse.
Ce
n’est donc pas la crainte de l’au-delà qui inspire l’horreur du
suicide: «la religion qui a le moindre penchant pour le suicide,
c’est-à-dire le judaïsme, est aussi celle où l’idée d’immortalité
joue le moindre rôle».
Le suicide a toujours été interdit par la loi juive à l'exception
de trois cas bien précis : si quelqu'un est forcé par autrui à
commettre un meurtre, s'il est forcé à commettre un acte
d'idolâtrie, ou s'il est forcé à commettre un adultère ou un
inceste. ![]()
Au nom de tous les miens- Maryline Médioni
Depuis le début de sa création, notre état suscite
les plus vives passions ; la planète toute entière
via satellite a les yeux fixés sur nous. Le nombre
de journalistes étrangers envoyés en Israël est
disproportionnel par rapport au nombre de ceux
qui couvrent les autres événements ailleurs dans le monde. 60
ans de guerre, un pays non reconnu par la plupart des états,
notre capitale éternelle ; Jérusalem, qu’aucun état ne nous
légitimisme. Le monde arabe nous conteste notre existence
sur cette terre et souhaite encore nous jeter à la mer ! La paix
semble loin.
Après une défaite militaire lors de la deuxième guerre au Liban,
des tirs incessants en provenance de Gaza sur Sderot, nuit et
jour, des attentats meurtriers sur nos enfants, la population
israélienne est épuisée... ![]()
